Once upon a time, real hip hop was dead... And there was no one to save him...
Il était une fois, Damon Dash et les Black Keys créèrent Blakroc. Il était une fois, ils décidèrent Mos Def à abandonner quelques instants ces ambitions cinématographiques et revenir à ses premiers amours. Il était une fois, RZA, Raekwon, Q-Tip, Pharoahe Monch, Ludacris, Billy Danze, etc. les rejoignirent. Il était une fois, Ol' Dirty Bastard ressuscita. Il était une fois... Blakroc.
A ceux qui y voient un autre rapprochement vomitif rap/rock, walk this way... Le blues et le hip hop ont cet ultime point en commun : ils furent et restent black... Le rock est, lui, devenu blanc en 1954 pendant les Sun Sessions - et pâlot depuis 1997... autre histoire.
Les deux blancs-becs de l'Ohio qui forment les Black Keys sont black, quoi qu'on en pense... Et leur musique s'apparie avantageusement avec le hip hop ; surtout quand il est East Coast et si possible smart, avec Mos Def, Q-Tip, Pharoahe Monch ou RZA voire Raekwon et NOE (clone vocal de Jay-Z).
Le blues des Black Keys s'est adapté au son usuel de leurs invités, mais gardant ce son lourd, gras et lent, toujours très lent. Là où le hip hop y gagne ; dans cette lenteur, qui parait nécessaire, vitale, et n'a rien à voir avec une lenteur West Coast car sous Ganja...
Tout n'est pas bon dans ces 11 titres. L'enregistrement fut bouclé en 11 jours. On imagine un titre, un jour. Un nombre de prises minimales. D'où une production sobre, loin de l'auto-tune. Là où le hip hop y gagne... Restent quelques titres colossaux, dont les deux Mos Def... C'est plus que ce dont on avait besoin.
Once upon a time, hip hop was dead. And there were few to save it... [MP3] Blakroc - Ain't Nothing Like You (Hoochie Coo) / NME free mp3